Pourquoi j’ai choisi de devenir anesthésiste?

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Mon rêve d’enfance était de devenir médecin. J’ai travaillé dur au début et j’ai réussi à avoir mon diplôme du premier cycle en médecine traditionnelle chinoise.  Après un long travail et de dures épreuves, je suis devenu anesthésiste! Oui c’est surprenant mais c’est ce qui est arrivé, j’ai tout changé pour devenir anesthésiste.

Mr. Sun Yat-sen and Mr. Lu Xun, étaient tous les deux des médecins. Ils ont abandonné l’exercice de la médecine parce qu’ils se sentaient plus utiles dans un autre endroit. Effectivement, ils sont maintenant aussi célèbres par leurs prouesses dans les domaines qu’ils ont choisis.

Le premier est devenu le précurseur de la révolution démocratique en Chine, et le deuxième est devenu l’écrivain le plus distingué dans l’histoire chinoise moderne. Pour des raisons similaires, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai laissé tomber la médecine chinoise pour l’anesthésie. Mais je me suis toujours demandé : Est ce que je vais apporter quelque chose de pionnier à ce domaine?

Ce qui m’a vraiment motivé pour prendre cette décision, était un événement qui a eu lieu au cours de mon stage. Pendant que je travaillais dans un service de chirurgie thoracique, j’ai eu la chance d’assister à une lobectomie thoraco-scopique avec un excellent chirurgien qui a été invité. Après plus d’une heure, nous avons finalement retiré un côté du poumon et recousu la plaie. On était sur le point de terminer la suture, quand l’expert en chirurgie thoracique de Pékin a demandé à l’anesthésiste d’effectuer un test d’inflation du poumon. Il a poursuivi: »Un bon chirurgien thoracique ne laisserait jamais place à une fuite d’air ». Effectivement, le test d’inflation a montré qu’il n’y avait pas de bulles d’air dans les poumons. Mais Ce n’était pas tout!

A mi-chemin de la fermeture de la poitrine, l’anesthésiste a soudainement crié: »Arrêtez tout de suite la fermeture! L’alarme du respirateur indique la présence d’une fuite ». Au fait, une série d’examens a révélé qu’il existe une vraie fuite d’air de 400 mL/min à partir du poumon opéré. Le chirurgien, le front luisant de sueur, a réouvert le thorax par lui-même. Ce qu’il a découvert a bien confirmé les dires de l’anesthésiste. En effet, lorsque l’assistant du chirurgien avait aspiré la dernière solution saline stérile, après le test de l’inflation, il a accidentellement déchiré la zone suturée.

La majorité des gens pensent que le travail de l’anesthésiste ou de l’IADE consiste simplement en l’administration des drogues anesthésiques aux patients. Au contraire. L’anesthésiste, ainsi que l’IADE veillent tout au long de l’opération à assurer la sécurité du patient avant, pendant et après l’intervention chirurgicale.

 La vie d’un patient est si vulnérable quand il est sur une table d’opération. Tout au long de l’acte chirurgical, nous veillons sur le patient, nous ne pouvons pas se lasser de le regarder. Notre mission ne se limite pas à alléger la douleur au cours de l’opération, mais aussi à la régulation des signes vitaux. Nous devons aussi avoir le bon réflexe pour savoir gérer toute circonstance inattendue. Nous faisons de notre mieux pour protéger la vie de chaque patient.

Notre expertise professionnelle et le sens de la responsabilité apporteront aux patients l’espoir et le sentiment de sécurité. Nous utilisons nos yeux, nos oreilles, notre cerveau et notre cœur pour sentir la respiration, le rythme cardiaque, le pouls et la circulation sanguine du patient.

Après toutes ces années en tant qu’anesthésiste, je me suis rendu compte que la réussite ne vient pas en traitant les patients comme si ils sont gravement malades, mais en faisant de choses très ordinaires, des milliers de fois, chaque fois sans ouvrir la porte à l’erreur.

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