Canada: Des jeunes infirmières en ont ras le bol d’ignorer leur vie personnelle pour le travail

14640

Conditions de travail inconciliables, horaires de fou, ambiance plombée et parfois conflictuelle, petits salaires.. nombreuses sont les raisons qui poussent les jeunes infirmières à quitter leur boulot. Un problème « universel » qui ne semble pas voir la lumière au bout du tunnel!

infirmière canada actumedecine
Une infirmière au travail PHOTO : RADIO-CANADA

Les infirmières en ont ras le bol d’ignorer leur vie personnelle pour le travail. Dans sa thèse de doctorat, Nancy Côté touche de près ce problème.

Pour ce fait, elle a fait un témoignage auprès de 42 infirmières âgées de 35 ans ou moins, qui avaient travaillé au CSSS de la Vieille-Capitale, en 2009 et 2010.

Florence, une jeune infirmière a confié: « Une personne des ressources humaines m’a dit […] : “Quand t’es infirmière puis que tu travailles dans le réseau de la santé, des fois, ta vie, il faut que tu mettes ça de côté ».

Une idée reçue qui ne semble pas être déroutante, vu que toutes les infirmières en début de carrière se trouvent dans l’obligation d’assurer un équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle. Ce qui fait monter bien évidemment encore leur grogne d’un cran!

«Ainsi, la plupart (…) ont commencé leur vie professionnelle dans des conditions marquées par la précarité et l’insécurité, malgré la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans le réseau. Aucune n’a bénéficié d’un poste stable et régulier en début de fonction», mentionne Nancy dans son document.

«C’est très exigeant. Après quelques années, elles constatent que ce n’est pas facile et souhaitent autre chose. Si elles peuvent trouver un travail plus stable pour s’investir dans leur famille, elles quittent.» ajoute-elle.

Cependant, il faut noter que la majorité des infirmières n’abandonnaient pas vraiment, mais changeaient leur milieu de travail. Question de changer d’air et d’acquérir de nouvelles compétences. D’après Le Journal de Montréal, 35 % des infirmières au CSSS de la Vieille-Capitale avaient abandonné en 4 ans.

L’auteure affirme également qu’il existe un tas de possibilités d’emplois dans le secteur de la santé, ce qui leurs donnent la possibilité de changer de lieu de travail et d’être formées à répétition. « Ça épuise les infirmières en place, ça coûte cher et ça crée des problèmes de service. »

Malgré la charge du travail et le stress quotidien qu’elles endurent, les « anges blancs » témoignent un dévouement sans bornes et une passion irréprochable à leur profession.

L’auteure conclut que les jeunes infirmières quittent leur travail même si elle l’aimaient autant. « Mais, les conditions les empêchent d’avoir une vie à l’extérieur du travail ».

cliquez ici pour accéder à la source.

Partages 0

Laissez un commentaire