Attentat de Nice: Une réactivité extraordinaire des professionnels de la santé

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Tous les professionnels de la santé à Nice, dans la nuit de jeudi à vendredi, se sont confrontés à des circonstances dramatiques, mais ils ont tous vécu quelque chose d’inédit, d’horrifiant, d’affolant comme il n’était plus arrivé depuis la geurre. Quelque chose qui restera gravé dans leur mémoire à jamais.

Toutes les chaines de secours étaient présentes avec de bonnes décisions, du sang froid pour pouvoir bien gérer la crise et des moyens bien adaptés aux circonstances.

Professionnalisme, efficacité, technicité et silence, ont régné toute cette nuit. Tout le monde était efficace car il n’était pas débordé par l’émotion. Mais, de ce qu’il parait, c’est maintenant que l’émotion règne. Tous les cadres sont plus que touchés car ils l’ont vu ce que les autres n’ont pas vu.. Ils sont des humains.. C’était une nuit terrifiante.. Mais is étaient tous admirables.

Les policiers également étaient submergés par le risque d’un sur-attentat. Il n’y avait personne pour assurer la sécurité des corps.. Mais merci à ceux qui l’ont fait..

Il y en a ceux qui ont compté les morts.. comme Fabien

Fabien était chef du détachement du 14 juillet, quelques heures plus tôt. « Ma femme et ma fille suivaient le défilé, j’étais heureux. »

Il était entrain de déjeuner en famille sur l’une des plages privées de la Prom’, quand il a entendu des cris. « J’ai mis mon képi, j’ai dit à tout le monde de se protéger, de se calmer. »

Il était l’un des premiers à remarquer la gravité des circonstances.

« Trois personnes m’ont demandé : qu’est-ce qu’on fait? Je leur ai répondu : ce que vous pouvez. » Quant à lui, il a été chargé de compter les morts dès les premières minutes. « Je suis passé d’un corps à l’autre… Jusqu’à Voilier Plage, il y en avait déjà 34 »

Fred les a tous vu..

Fred était en famille du côté de Florida Beach : « J’ai vu un mouvement de foule, j’ai mis ma famille à l’abri sur une plage privée. J’ai vite été rejoint par le premier véhicule. Il a fallu prendre la décision de qui on allait sauver. Aujourd’hui, c’est ça le plus difficile… J’ai accepté la mission de compter les morts. Je les ai tous vus. » confie t-il à nice.matin.

Sébastien a délimité la zone d’intervention

Sébastien était à la caserne Magnan. « J’ai été prévenu par un ami qui m’a dit que c’était un désastre. Quand j’arrive sur la Prom’ au niveau de Magnan, je vois des victimes au sol et j’entends le message deRenaud qui quantifie…Et là, il a fallu mettre la mécanique en place, délimiter la zone d’intervention. Et enjamber les corps… » a t-il raconté à nice.matin.

Une pensée..

Une pensée aux syriens qui endurent cette amertume chaque instant.. Une pensée à tous les peuples sous le feu..

 

 

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