Pouquoi opère-t’on les jeunes enfants sans anesthésie à l’époque? Ceci va vous laisser sans voix!

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Il n’y a pas si longtemps, les bébés et les jeunes enfants étaient opérés sans anesthésie, parce qu’on pensait, à l’époque, qu’ils ne ressentaient pas la douleur.

Jusqu’au dans les années 80, une opération pour un nouveau né, consiste en l’administration d’un médicament pour détendre les muscles, et le bébé est allongé immobile sur la table d’opération. Puis, le chirurgien saisit le scalpel et s’exécute. Sans anesthésie, sans analgésique.

On estimait en effet jusqu’à une époque pas si lointaine, que les nouveaux nés ne ressentaient pas la douleur.

Qu’est ce qu’a amené les médecins à y penser aussi longtemps?

Ils croyaient que le système nerveux n’est pas encore convenablement formé chez les bébés. en particulier la myéline qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine de myéline régule la vitesse de l’influx nerveux, et donc la transmission de la douleur.

Auparavant, les scientifiques partaient du principe que les nouveaux nés ne ressentent pas la douleur, ou qu’ils l’oublient aussi tôt. Jusqu’en 1998, la médecine pensait que les enfants n’y étaient pas sensibles qu’à partir de l’âge d’un an. Toutes les interventions se font donc sans antidouleur, et comme les médecins redoutent que les jeunes patients soient affaiblis par l’anesthésie, en plus de l’opération, il préfèrent en renoncer.

Aujourd’hui on sait que même si le système nerveux des nourrissons n’est pas totalement développé, cela ne les empêche pas d’avoir mal, même s’ils ressentent la douleur différemment des adultes.

Les nouveaux nés réagissent même plus vite à la perception nociceptive, et leur seuil de ressenti est plus bas. Autrement dit, même si on considère que la douleur est plus diffuse, moins aigüe et lancinante que chez les adultes, elle reste là, et surtout très forte.

Le corps des très jeunes enfants est bien moins armé pour juguler la douleur que celui des adultes. Une douleur aigue est durable peut même sérieusement perturber son métabolisme. Par conséquent, le système immunitaire s’affaiblit, les hormones de stress deviennent en surnombre la guérison s’attarde à s’installe et la mortalité augmente.

Au delà des symptômes physiques, la douleur est aussi destructrice pour le psychisme de l’enfant. Elle influence négativement la façon dont il abordera le rapport aux autres durant toute sa vie.

Qu’apporte la médecine moderne quant à l’anesthésie des nouveaux nés?

L’approche médicale vis à vis des jeunes enfants a beaucoup évolué depuis les années 80. La recherche actuelle s’intéresse d’avantage au bien-être de l’enfant. Les scientifiques se sont par exemple penchés sur les cris des bébés, et estiment aujourd’hui être en mesure d’en déduire si un nourrisson est en colère, s’il a faim ou s’il a mal.

En observant le comportement qui accompagne ses cris, on peut alors approfondir la compréhension du monde de la toute petite enfance.

L’anesthésie moderne a également gagné en assurance, et les médicaments sont plus adaptés pour les jeunes enfants. Dans les hôpitaux européens, les bébés sont aujourd’hui anesthésiés de la même façon que les adultes. D’un point de vue médical, les risques ne sont pas plus élevés que pour leurs parents.

Malgré tout, des organismes continuent à se battre et poursuivent les campagnes de sensibilisation pour une meilleure prise en charge de la douleur chez l’enfant.

Source: arte

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