Généralités sur les injections parentérales

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L’injection est définie comme l’administration parentérale sous pression d’un produit médicamenteux fluide, à l’aide d’une seringue. Elle permet un dosage exact de la substance médicamenteuse qui va être introduite dans la circulation sanguine. Bien évidemment, le délai d’action du médicament est plus court que pas voie orale (entérale). La rapidité de la résorption du médicament dépend de l’intensité de la circulation sanguine, la fluidité de la substance et la voie choisie.

On distingue 4 vois d’injections:

1- La voie intradermique

Dans ce type d’injection, on ne fait rentrer que le biseau. La quantité maximale qu’on peut injecter ne doit pas dépasser 1 mL. L’injection se fait dans le deltoïde (muscle de l’omoplate) et dans la partie intérieur de l’avant bras.

2- La voie intramusculaire

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Pour l’injection intramusculaire, on doit piquer perpendiculairement au niveau du quadrant supéro-externe. Au moment de l’injection, il vaut mieux demander au patient d’expirer afin de détendre son muscle et diminuer la douleur lors de la piqûre.

Toutefois, on ne fait jamais d’IM sur un patient qui prend des anticoagulants vu le risque d’hémorragie présent.

Les produits hypertoniques et isotoniques ne s’injectent pas de la même manière car il y a un risque de nécrose. Pour les produits huileux il est intéressant de les mettre à température tiède (les passer sous l’eau chaude). Pour les produits conservé au frigo, il faut qu’ils soient réchauffés pour que l’injection ne soit pas aussi algique.

Il faut bien noter qu’il il faut toujours faire une légère aspiration avant d’injecter pour vérifier que l’on n’est pas dans un vaisseau.

3- La voie sous cutanée

  • La piqûre se fait au niveau de l’épiderme, soit à la perpendiculaire soit à la diagonale.
  • Généralement, ce sont les anticoagulants et l’insuline qui sont injectés par cette voie.
  • La seringue ne doit pas être purgée et les bulles d’air ne doivent pas être chassées.
  • Après l’injection, on ne doit jamais masser car on risque de provoquer un saignement et de faire des ecchymoses.
  • Un pli cutané doit être effectué afin d’éviter une injection intramusculaire.
  • Les zones de ponction sont: les bras, les cuisses et l’abdomen (4 cm du nombril).

4- L’injection intraveineuse

Généralement c’est la voie d’urgence car elle permet le passage directe du traitement dans la circulation sanguine, ce qui permet d’obtenir des résultats immédiats.

L’injection intraveineuse est indiquée lorsqu’un médicament n’est pas toléré par voie sous cutanée ou intramusculaire, lorsqu’il n’est pas résorbé par voie digestive et dans les cas d’urgences comme on l’a mentionné tout à l’heure.

Le produit prescrit doit être injecté lentement, pas moins d’une minute (le temps nécessaire pour une circulation complète) afin d’anticiper les états de choc. On doit jamais injecter à travers cette voie des liquides irritants pour l’endoveine en raison des risques de thrombose et de phlébite, ainsi que les solutions huileuses (risque d’embolie pulmonaire).

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