Lien entre le travail de nuit et le cancer du sein: Cyclosein tire la sonnette d’alarme

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Depuis sa fondation en 2005, l’association Cyclosein n’a pas cessé d’organiser des événements afin de sensibiliser le public sur la recrudescence du risque du cancer du sein chez le personnel qui bosse pendant la nuit.

L’objectif de cette association, présidée par une infirmière Sylvie Pioli, est de bonifier le suivi médical au travail et de faire reconnaître le cancer du sein quand il survient comme maladie professionnelle. En effet, Cyclosein vise à détourner l’attention des pouvoirs publics sur le retentissement du travail de nuit sur la santé.

Pour ceci, en septembre prochain, 12 membres de l’association vont effectuer un périple en vélo de 900 km sur 15 jours, ralliant Saint-Mitre-les-Remparts au ministère de la santé à Paris. Vers la fin de ce parcours, des membres de Cyclosein rencontreront la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le Directeur général de la santé, Benoit Valle. L’association va alors leur présenter une pétition dans le but qu’une étude nationale soit menée afin d’affiner les informations à propos de ce sujet.

Au fait, Cyclosein estime que les études qui ont été menées en ce sujets ne sont pas statiquement significatives. Toutes ces études reposent sur de petits échantillons. Cependant, les résultats découlant des autres études prouvent qu’il existe un lien manifeste entre le travail de nuit et le développement du cancer du sein.

Les données de l’étude française CECILE (Cancer En Côte-d’or et ILe-et-vilaine) pilotée par l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) en 2010, montrent que le travail de nuit aurait un effet significatif sur la possibilité d’apparition d’un cancer du sein. Cette étude qui portait sur 2500 femmes, avait pour objectif de révéler les liens qui existent entre l’environnement professionnel et le cancer du sein. Cette étude a montré que les femmes qui étaient en poste la nuit (entre 23h et 5h) durant leur carrière, ont un risque accru de développer un cancer du sein. Les résultats de cette étude corroborent avec ceux d’autres études internationales, telles que celles menées par la HAS (Haute Autorité de la Santé) et par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui a classé le travail de nuit comme facteur cancérigène, tout en corrélant le risque à la fréquence et la durée de travail la nuit.

Explication neuro-biologique

Le fait d’être exposé la nuit à la luminosité, amène à une désynchronisation de l’horloge biologique (un élément de notre organisme qui génère un certain nombre de réactions biologiques régulées par cycles. Son centre de régulation se situe au niveau de l’hypothalamus) qui recueille ses informations des cellules photosensibles de la rétine.

Cette désynchronisation amène à une dérégulation des rythmes circadiens, notamment hormonaux à savoir l’œstrogène, et influence les gènes « horloges » du corps qui génèrent les cycle cellulaire (division des cellules).

De plus, on remarque une nette diminution de la production de mélatonine (hormone du sommeil) qui présente un pic entre 2h et 5h du matin. Cette hormone est connue pour ses actions anti-oestrogéniques et anti-oxydantes.

Si vous souhaitez soutenir l’association Cyclosein

La pétition est disponible en ligne sur le site change.org

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Contact : 432 allée des frères Montgolfier, 13920 Saint-Miter-les-Remparts – 06 62 58 05 72 –cyclosein@laposte.net

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