Comment gérer une brèche dure-mèrienne?

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La brèche de la dure mère est définie par une fuite interne du liquide céphalo-rachidien due à la perforation de la dure-mère par l’aiguille de la péridurale.

Diagnostic

La brèche dure-mèrienne est caractérisée par les céphalées posturo-dépendantes qu’elle engendre. Ces céphalées sont généralement associées à une raideur de la nuque, des cervicalgies, scapulalgies, photophobie, troubles de l’accommodation, des nausées et des vomissements.

Comment prévenir la survenue de cet accident?

Pour commencer, il faut tout d’abord veiller à ce que la parturiente soit bien installée. Puis, le repérage du point de ponction doit être fait en dehors d’une contraction utérine. Il faut également choisir l’aiguille de Tuohy la plus fine possible (18G). Pour finir, il faut éviter les mouvements de rotation dans l’espace péridurale.

La conduite à tenir

Première intention:

  • Il faut assurer à la parturiente un repos stricte au lit avec les pieds surélevés
  • Assurer une hyperhydratation par voie orale et/ou parentérale (au moins 3L par jour)
  • Perfalgan
  • Caféine par voie orale ou IV (dose de 500mg), renouvelable éventuellement après 4 heures.

Deuxième intention: Le Blood Patch

  • à la 48ème et 72ème heure
  • Réalisation d’une nouvelle péridurale en regard du point de ponction incriminé ou encore au niveau de ponction le plus bas si les tentatives étaient multiples
  • administration de 15 à 25 mL du sang autologue prélevé de façon aseptique d’une veine du pli du coude au moment du repérage de l’espace péridural. Il faut noter qu’il faut arrêter immédiatement l’injection dès que la patiente ressent une douleur au niveau du site d’injection ou une pression au niveau des muscles fessiers.
  • Après avoir injecté le sang, la patiente doit être installée en décubitus dorsal.
  • Enfin il faut surveiller la patiente pendant 30 minutes à une heure.

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