Quelles sont les causes qui se cachent derrière le suicide d’un interne au CHU Marseille?

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Quand le burn-out pousse à bout les jeunes médecins.

Maxime, un jeune interne âgé de 27 ans était sur le point de finaliser sa dixième année d’études au CHU Marseille. Le 15 février écoulé, le jeune homme a mis fin à sa vie.

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Ce drame a fait le tour de la toile et a eu un grand écho. Les corporations de plusieurs villes et l’Intersyndicat national des internes (ISNI) ont appelé au respect ferme et absolu des réglementations concernant le nombre d’heures de travail et le repos de sécurité dans le but d’éviter que cette tragédie ne se reproduise.

 « Tout ce gâchis doit servir à quelque chose. » Après son suicide, la famille de Maxime et sa plus proche amie appellent aujourd’hui les autorités médicales et le public sur les conditions de travail des internes dans les structures hospitalières.

Dans une lettre adressée à Quotidien du médecin, la mère de Maxime, elle-même médecin, tire la sonnette d’alarme sur les conditions de travail très difficiles des internes : « Il avait déjà travaillé dans des services très durs, mais dans ce cas précis, il n’y avait pas de cohésion entre les soignants. Ils étaient livrés à eux-mêmes ». « Les internes sont à la merci des chefs qui ont droit de vie et de mort sur eux, dans le sens où s’ils ne font pas ce qu’on leur dit, ils n’ont pas de poste d’assistant. On les met plus bas que terre, on les culpabilise s’ils prennent leur repos de garde… »

Ces mots ont affecté beaucoup de gens et ont pris écho notamment le 21 avril dernier, à la vue d’un communiqué de presse dérivant du Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille (SAIHM) qui s’en prend à la direction de l’AP-HM : « Les internes ressentent une déshumanisation de la relation de soin et des difficultés à exercer leurs fonctions ; ce qui peut conduire à l’épuisement physique et moral », toutefois, contacté par le Quotidien du médecin, le président du SAIHM, Olivier Le Pennetier, se refuse toutefois à établir un lien entre ces conditions de travail dégradées et le suicide de Maxime ». 

Une enquête interne de l’AP-HM a été effectuée suite à cet événement tragique. A ce jour, les résultats de recherche n’ont pas été rendus publiques, cependant, la famille de Maxime a été informé des conclusions, selon nos confrères du Quotidien du médecin.

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