Des dermatologues tunisiens inventent un traitement miraculeux contre les cicatrices

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Un nouvel exploit a été mis au point par une équipe médicale tunisienne dirigée par la Professeure Madiha Mseddi Frikha de l’hôpital Hédi Chaker à Sfax. Il s’agit d’un remède efficace contre les cicatrices, ce qui épargne le recours au laser ou à la chirurgie esthétique pour les traiter.

En effet, il s’agit de cicatrices dites chéloïdiennes qui sont difficiles à traiter et qui résultent d’une excroissance dermique au niveau de la plaie guérie. Ces chéloïdes peuvent être à l’origine de démangeaisons.

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Avant cette découverte, les médecins utilisaient pour les leurs patients d’autres moyens thérapeutiques inefficaces. On recourait par exemple à la chirurgie mais le problème c’est qu’elle réapparaissent dans 30 à 70 % des cas. D’autres médecins réalisaient des injections de corticoïdes pour limiter ce phénomène.

L’innovation consiste en l’utilisation du « Phénol », un produit qui n’a jamais été testé auparavant. Le nouveau traitement qui a été élaboré a montré une grande efficacité en matière de réduction de l’apparence de la cicatrice en la rendant plus esthétique.

Ce procédé est le fruit d’un travail continu de 4 ans. C’est en 2012 que cette équipe de chercheurs, avec la collaboration de la Pr Hamida Turki, chef de service de dermatologie et présidente de la Société Tunisienne de Dermatologie, a eu l’initiative d’utiliser le phénol afin de guérir les « chéloïdes ». Les tests ont été entamés en 2013 et ça marche à merveille: les cicatrices disparaissent au bout de quelques semaines. Cependant, la Pr Mseddi souligne que la durée de traitement est parfaitement liée à la taille de la cicatrice ainsi que l’assiduité de la personne concernée. La durée maximale testée était de 42 semaines.

Selon la revue scientifique prestigieuse « Annales de Dermatologie et de Vénéréologie », ce procédé est une vraie révolution en matière de thérapeutique dermatologique. D’ailleurs, ce pas de géant en médecine qui a été présenté à Paris a été classé parmi les travaux internationaux les plus marquants et a été choisi parmi les 20 meilleures innovations de l’année, par la même revue.

Dernièrement, la Pr Mseddi a obtenu le brevet d’invention auprès de l’Institut National de Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI) et espère que son traitement sera mis en marché très prochainement.

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