Le « Burn-out » guetterait plus de 40% des professionnels de la santé

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Troubles dépressifs, fatigue généralisée, stress et anxiété, manque de sommeil… Le syndrome d’épuisement professionnel ou encore le « burn-out » est au cœur des préoccupations des professionnels de la santé. Au fait, en comparaison avec les professionnels des autres secteurs, les professionnels de la santé semblent être plus exposés à ce choc physique et mental qui peut valser d’un coup leur vie.

Ce trouble menace environ un tiers des chirurgiens, un tiers des infirmiers, et une proportion non négligeable des internes qui se plaignent du rythme insupportable des gardes de nuit. D’une façon générale, toutes les études concordent: le burn-out touche plus de 40% des professionnels de la santé.

la commission « santé au travail » du Collège français des anesthésistes-réanimateurs (CFAR) a pris conscience de ce grand fléau après que trois anesthésistes se sont suicidés en Alsace en 2009. Pour ceci, à partir du 1 er octobre 2013, la commission a décidé de mettre un numéro vert (disponible sur le site CFAR) à la disposition des médecins et des infirmiers spécialisés en anesthésie réanimation ainsi que leur entourage, pour qu’ils puissent s’exprimer d’une façon anonyme.

Environ 15 psychologues cliniciens seraient à leur écoute et l’orienteraient en fonction des défaillances décelées. C’est ce qu’a expliqué le Dr Max-André Doppia, anesthésiste du CHU de Caen et vice président de la CFAR. La commission a agit dans le but de trouver une solution adaptée à chaque problème. En plus de ça, une plateforme de chat ainsi que des auto-tests ont été également mis à disposition de tous les personnels.

Une enquête qui a été menée par la CFAR a révelé que 40% des personnels de la santé étaient conscients qu’ils sont victimes de l’une des trois dimensions du burn-out: manque d’accomplissement personnel (sentiment d’incapacité de faire face à sa tâche), épuisement émotionnel (absence de motivation) et dépersonnalisation. Les circonstances stressantes qui peuvent survenir au bloc opératoire ont des répercussions désastreuses sur ces professionnels et par conséquent sur les patients.

Les chercheurs proposent plusieurs pistes pour se prémunir du burn-out. Pour commencer, il faut tout d’abord avoir dans la tête que ce type profession est fortement associé à un risque. En effet, il faut être conscient de son état d’épuisement et de souffrance et avoir le courage de passer de la dis-satisfaction générale (c’est atroce pour tout le monde) à la plainte personnelle (je ne vais pas bien).

Par la suite, il faut établir ses propres solutions et recourir par exemple à la méditation et aux thérapies congnitivo-comportementales. Cela impose aussi une réorganisation de priorités car on peut admettre le faite de galérer sur quelques points ingérables, mais tout en gardant ses priorités.

L’enjeu n’est pas mince! Il faut d’éviter la solitude et se parler dans l’équipe de ses propres attentes. En bref, il faut faire en sorte que son boulot et soi-même soient le mieux adapté l’un à l’autre.

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