les paramédicaux pourront accéder aux études en médecine sans passer le concours

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Dans le but d’améliorer la relation avec les professionnels de la santé, le gouvernement français a dévoilé, le 11 février, des nouvelles réglementations et mesures en faveur de leur formation. Manuel Valls, le Premier ministre a annoncé les différentes mesures retenues à l’issue des travaux.

Favoriser les passerelles entre la formation paramédicale et médicale

A partir de la prochaine rentrée, les professionnels diplômés auront la possibilité d’entamer leurs études en 2e ou 3e année d’études médicales. Les diplômés paramédicaux (infirmiers, kinés, etc..) pourront alors suivre leur parcours de formation en médecine sans pourtant être obligé de passer le concours de la première année « à partir de 2017 », sous quelques conditions, a annoncé le Premier ministre. A titre d’exemple, un kinésithérapeute pourrait suivre des études de médecine afin de devenir un médecin rééducateur, sur la base d’un projet solide ou sur dossier.

Les paramédicaux auront également des prestations sociales consolidées. De même, tous leurs droits seront petit à petit alignés sur ceux des autres étudiants (logement, restauration, bourses..).

Dans le but de pallier les inégalités que subissent les étudiants paramédicaux, le gouvernement vise à explorer les «conditions de déploiement d’une offre publique de formation pour toutes les professions de santé», qui sont la plupart du temps assurées, à des tarifs exorbitants dans des établissements privés.

La régionalisation du numérus clausus va se poursuivre

Cette mesure qui a été mise en expérimentation fin 2015 dans quelques régions déficitaires sera achevée. L’effectif d’étudiants admis en 2ème année d’études médicales à l’issue du concours sera désigné en fonction des besoins de santé par région et non plus par établissement. L’objectif principal c’est d’abonnir la répartition territoriale des médecins.

La section universitaire de médecine générale sera renforcée

En 2017, quarante postes d’assistants chefs de cliniques en médecine générale seront financés par le budget de la Sécurité Sociale. Ces postes s’additionnent aux quarante autres postes prévus en 2016. Comptant de 2018, il serait impératif que ces postes soient réintégrés dans le budget des universités. En revanche, le gouvernorat demande aux partenaires conventionnels (syndicats de médecins et assurance maladie) de réfléchir pour « reconnaître l’investissement » de ceux qui les accueillent dans le but d’arriver à 100% d’étudiants faisant un stage chez un médecin généraliste.

En ce qui concerne la formation continue, une concertation va s’enchaîner en 2016 afin de rendre possible la « recertification » régulière des professionnels paramédicaux pour vérifier qu’ils répondent bien à leurs instruction de formation continue et préservent leurs compétences. La procédure sera gouvernée par le Conseil national de l’Ordre des médecins.

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