5 fausses idées reçues sur le cancer

330

Le cancer, la maladie qui fait peur, est responsable de 7 millions de décès dans le monde, ce qui justifie sa terrible réputation.

Aujourd’hui, 04 février et la journée mondiale contre le cancer. Par cette occasion, on vous invite à lire cet article inspiré d’un renommé livre de Filip Lardon professeur à la Faculté de Médecine et Sciences de la Santé de l’Université d’Anvers en Belgique et chef de service du Laboratoire de Recherche sur le Cancer, Quand une cellule déraille, qui fait tomber quelques idées courantes reçues sur le cancer.

1- Le risque de cancer est équitable chez les deux sexes: Faux

D’une façon générale, le cancer est plus répandu chez les hommes (30 à 35 %, contre 25 % chez les femmes). Mais certains cancers touchent préférentiellement le sexe masculin ou féminin. D’ailleurs, les cancers de la glande thyroïde et de la peau sont plus fréquentes chez les femmes, vu qu’ils se développent sous l’action d’effets hormonaux ainsi que l’exposition au soleil. Les tumeurs de la tête, de la vessie, de l’œsophage et des poumons sont par contre plus répandues chez l’homme, en raison de la consommation de l’alcool et du tabac.

2- Le cancer est une maladie récente: Faux

La maladie cancéreuse date d’une antiquité. Elle existe depuis des siècles et des chercheurs prédisent qu’elle existait depuis l’aube de l’humanité, même avant (animaux). D’ailleurs, Les travaux effectués par Bruce Rothschild et son équipe de l’Université de l’Ohio fait l’effet d’une véritable bombe. D’après leur recherche sur 10 000 squelettes de dinosaures, ces derniers auraient été victimes de tumeurs! Donc le cancer n’est pas la maladie de notre époque, même si le nombre des cas atteints au cours des dernières décennies a augmenté. Cette progression pourrait être expliqué par le vieillissement de la population et la modification des conditions de vie (tabac, obésité, alcool, ondes…).

3- On ne peut pas savoir qu’on est atteint d’un cancer: Faux aussi!

Pratiquement, les dix grands signes qui prédisent l’existence d’une tumeur maligne sont: une toux persistante ou une raucité (notamment chez les fumeurs et les anciens fumeurs), des troubles de la fréquence des selles (diarrhée, constipation ou alternance entre les deux), difficultés de déglutition (surtout chez les alcooliques et les fumeurs), une perte de poids, une fièvre ou fatigue persistante non expliquée, des troubles urinaires chez l’homme, la présence d’une boule ou un nodule au niveau de n’importe quel endroit du corps, saignements anormaux (hémoptysie, métrorragie, rectorragie…), l’apparition d’un nouveau grain de beauté ou la modification d’un grain pré-existant, une modification au niveau du sein (écoulement, rougeur, rétraction), une lésion buccale ou au niveau de la peau dont la guérison prend beaucoup de temps.

4- On peut pas prévenir l’apparition d’un cancer: Faux

Personne ne peut être à l’abri de cette maladie aussi maligne. Par contre, il est possible de limiter le risque d’atteinte de cancer. Selon une étude récente, un tiers de cancer pourrait même être évité. On pense aujourd’hui que le cancer est causé par plusieurs facteurs exogènes qui présentent souvent un lien tenu avec le mode de vie. Afin de prévenir cette maladie multifactorielle, on doit jouer sur les facteurs de risque connus selon L’Institut National du Cancer (INCa): Arrêter de fumer car le tabagisme demeure la cause principale de tumeurs cancéreuses (En l’évitant, plus de 30% de décès par cancer pourraient être évités), limiter la consommation d’alcool, manger équilibré et prendre soin de son poids, pratiquer une activité physique régulière, surveiller son exposition aux rayons UV, surveiller son exposition aux facteurs environnementaux (pollution, radioactivité…), soigner toute infection, limiter les expositions professionnelles, recherchez d’éventuels facteurs de risque génétiques, procéder des contrôles médicaux réguliers.

5- On ne guérit jamais d’un cancer: Faux

Grace à l’évolution des techniques de dépistage et la mise en marche de nouveaux traitements, certains cancer sont désormais curables. Le traitement anticancéreux vise essentiellement à éradiquer toutes les cellules cancéreuses. Il suffit qu’un petit nombre de cellules survivent pour que le patient soit à risque de développer à terme un nouveau cancer. Ce danger menaçant peut durer pendant quelques années, c’est pourquoi il faut continuer de faire des contrôles après avoir fini le traitement. Au bout de cinq ans, si aucune récidive ne survient, la probabilité que le patient soit tiré d’affaire est grande.

Laissez un commentaire