L’obésité infantile, une bombe à retardement dans les pays en développement

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Tout semble indiquer aujourd’hui que l’obésité infantile est considérée comme une épidémie dans certaines régions et en cours d’exacerbation dans d’autres. On estime que 17,6 millions d’enfants de moins de cinq ans sont en surpoids dans le monde entier.

En 2013, environ 42 millions d’enfants appartenant à la même classe d’âge présentaient un surpoids : en fait, 10 millions d’enfants qui présentent un surpoids, vivent dans des pays développés et plus de 30 millions vivent dans des pays en développement (OMS, 2015). En termes de décès attribuables, cette explosion épidémique présente le 5 ème facteur de mortalité dans le monde. L’obésité est incriminée avec le surpoids dans 5 % des décès.

Situation dans les pays en développement

La prévalence de l’obésité est en explosion dans les pays en développement, en particulier dans les zones urbaines, où les populations adoptent des modes de vie plus «occidentalisés», et l’OMS décrit l’obésité comme étant une pandémie mondiale (Kosulwat, 2002).

– Le surpoids (obésité incluse) touchait 7,7 % des adolescents brésiliens, âgés de 10-19 ans, avec 10,6 % des filles et 4,8 % des garçons.
– Une étude menée en Grèce a révélé que la prévalence du surpoids et de l’obésité était respectivement de 17,3 % et 3,6 %, chez les enfants et les adolescents, âgés de 6-17 ans.
– Au Bahreïn, chez des adolescents âgés de 12-17 ans, le taux de l’obésité était considérablement élevé notamment, chez les filles (35 % des filles contre 21 % des garçons).
– En Algérie, des études transversales menées entre 2001 et 2006 sur un total de 19 263 enfants âgés de 6 à 10 ans, ont montré que la prévalence du surpoids et de l’obésité a augmenté de 6,8 % à 9,5 %.
– Une étude libanaise a rapporté que le surpoids et l’obésité étaient répandus chez les enfants et les adolescents. En effet, le tiers (34,8 %) des enfants et des adolescents, âgés de 6-19 étaient en surpoids et 13,2 % obèses.

Conséquences de l’obésité
A l’échelle mondiale, la prévalence de l’obésité chez les enfants est en forte progression et la graisse superflue est considérée comme un facteur sous-jacent pour le développement de l’hyperlipidémie, l’hypertension, l’hyper-insulinémie et l’athérosclérose. Ce sont tous des facteurs à haut risque qui entraînent l’apparition des premiers marqueurs des maladies cardiovasculaires, de la résistance à l’insuline et des problèmes psychologiques (OMS, 2015). Ces effets résultent de deux facteurs: l’augmentation de masse de tissu adipeux et la sécrétion accrue de produits pathogènes par les cellules graisseuses. En outre, l’obésité infantile est liée à un risque accru de décès prématuré et d’incapacité à l’âge adulte (OMS, 2015).
Généralement, les enfants obèses sont destinés à devenir des adultes obèses, c’est pourquoi, il a été convenu de prévenir l’obésité infantile. Cette dernière est associée à des conséquences mécaniques et métaboliques qui conduisent à de nombreuses maladies chroniques. Les deux principales complications mécaniques comprennent des problèmes orthopédiques et le syndrome d’apnée obstructive du sommeil.

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