Quelle est l’attitude du SNPHAR-E vis-à-vis des revendications des IADE?

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Le SNPHAR-E (Syndicat National des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi) montre son soutien vis à vis aux demandes d’exigence de reconnaissance exprimée par les Infirmier(e)s Anesthésistes Diplômé(e)s d’Etat (IADE). Ceci tout en insistant sur le fait que la responsabilité des soins incombe aux médecins.

Les IADEs sont nos collaborateurs indispensables. Nous savons l’expertise liée à une formation hautement qualifiée (de deux années d’études) d’infirmiers spécialisés à laquelle les Praticiens Hospitaliers contribuent. Bien évidemment, il n’existe aucune profession paramédicale qui ne peut s’en prévaloir actuellement. Leur intégration au système LMD leur a donné l’occasion à la reconnaissance d’un niveau Master en 2014. Néanmoins, jusqu’à ce jour ils n’ont reçu aucune valorisation indiciaire ou salariale qui convient à un tel niveau de formation.

Actuellement, l’article 30 de la loi de Santé définissant l’exercice en pratique avancée pour les professions paramédicale semble ne pas pouvoir être exercé en l’état.

Un décret d’application de cet article devrait en fait indiquer pour chaque professionnel paramédical: les domaines d’intervention en pratique avancée, les activités que le professionnel peut réaliser dans chaque domaine d’intervention ainsi que les types d’actes qui peuvent être accomplis de manière autonome par le professionnel ».

D’après le SNPHAR-E, ces professionnels garantissent la surveillance des patients endormis ainsi que la gestion de l’anesthésie, tout en suivant un protocole établi par les médecins anesthésistes.

Aujourd’hui, il n’existe aucune autre profession paramédical qui possède un tel niveau d’autonomie et de responsabilité. Cette autonomie encadrée par les médecins favorise le fonctionnement des blocs opératoires où le médecin anesthésiste est responsable de plusieurs salles d’opération et de plusieurs patient en même temps. Sans cette autonomie de haut niveau ainsi que la confiance qui doit avoir lieu entre l’IADE et le médecin anesthésiste, l’effectif d’anesthésies réalisées en France diminuerait d’un facteur 2. C’est qu’on souhaite pas vraiment.

Cependant, Le SNPHAR-E n’envisage pas que l’article 30 soit une remise en question de la médicalisation de l’anesthésie-réanimation, au sein du système public ou privé.

Les médecins anesthésistes réanimateurs demeurent les responsables tout au long du parcours de soins qu’ils décident avec le patient. Les IADEs, leurs vrais collaborateurs les accompagnent dans cette mission.  Par conséquent, Ces revendications sont tout à fait légitimes, et la demande de reconnaissance qu’ils prétendent et défendent bec et ongles ne peut qu’être soutenue à la hauteur de l’aide et la contribution qu’ils apportent.

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