Six mois de prison avec sursis pour une infirmière et une pédiatre après la mort tragique du petit Mathis

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Ayant prescrit et administré une dose mortelle de médicament à un petit enfant, une infirmière et une pédiatre de l’hôpital de Saint-Malo, actuellement retraitées, ont été  condamnées à six mois de prison avec sursis jeudi le 24 septembre au tribunal correctionnel de la même commune.

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La pédiatre a été condamnée suite à l’ordonnance incomplète qu’elle a écrite, et la jeune infirmière pour avoir injecté une dose de chlorure de potassium 10 fois supérieure à la dose tolérée par un enfant.

Juste après que la jeune infirmière, qui n’exerçait le travail que depuis quelques jours, injectait le produit, le petit Mathis a tout de suite fait un arrêt cardiaque.

« Une prescription griffonnée dans l’urgence par la médecin. Mathis était alors en pleine crise de diabète. Elle ne précise pas dans quelle quantité d’eau le produit doit être dilué. Une prescription illisible, relèvera l’expert, et mal comprise par l’exécutante. Cette dernière posera la question à sa supérieure et à une interne », raconte Le Télégramme.

Selon le quotidien, la médecin a prescrit l’injection de trois ampoules mais elle n’a pas été comprise par l’infirmière: « Nous n’étions pas sur la même longueur d’onde », affirme la pédiatre qui pour elle il semble évident que la substance devait au préalable être diluée.

Au tribunal, l’infirmière, noyée dans ses larmes, expliquait aussi son point de vue: « Il fallait déjà oser poser trois fois la question. J’aurais dû la poser une quatrième fois. Je regrette énormément ce qui s’est passé. Il n’y a pas un jour où Mathis n’est pas dans ma tête. Si je pouvais remonter le temps, je le ferais ».

« L’hôpital ne nous a jamais rien caché. L’erreur a été admise aussitôtOn n’accepte pas ce qui s’est passé. Vous perdez votre enfant sur une erreur. C’est inadmissible. Il faut plus de professionnalisme dans les hôpitaux, de la qualité et non de la quantité ». confie au quotidienLe Télégramme, la maman du petit qui est une aide-soignante dans ce même établissement et en arrêt maladie depuis la mort tragique de son Mathis.

Quant à l’hôpital de Saint-Malo, il n’a pas été poursuivi dans cette affaire vu qu’il n’y a pas eu de problème au niveau de l’organisation, selon le juge d’instruction.

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